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Projet Scala: ”Le mur du son” (Montreal)
23/07/2009
par Morgane Bou
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I(…)
Mais qu'est-ce qui fait la magie de Scala? Est-ce seulement
leurs petites voix
d'anges parfaitement orchestrées ou y a-t-il quelque chose
de plus? Il faut
dire qu’en écoutant les albums dans le salon, on retient
surtout leurs
petites voix d’anges. Mais en trois dimensions et sur cinq
étages, Scala est
bien plus que de belles voix de midinettes qui chantent du
rock. En 3D, c'est
des frissons, des larmes aux yeux, des sourires ébahis, des
parapluies, des
partitions à essorer et des cheveux mouillés.
(…)
Si on avait des chorales comme ça à l'église, j'irais à la
Messe tous les
dimanches matins. |

vendredi
30 avril 2010
Maintenant ou jamais pour Scala
Peter
Vantyghem, De Standaard
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IMaintenant ou jamais pour Scala
Le concert de Bruges a été enregistré pour la télévision
américaine

Ceux et celles qui possédaient un ticket pour le concert de
la chorale féminine Scala au Concertgebouw de Bruges auront
pu goûter pendant quelques brefs instants à un brin de
célébrité sur la télévision américaine. Une promesse pour
laquelle ils étaient disposés à fournir de longs
applaudissements.
Tout concert a ses rites bien propres. Au Palais des Sports,
il faut franchir des nadars et subir la fouille. A l’opéra
de la Monnaie le port de la tenue appropriée est de mise. Au
Concertgebouw de Bruges, un panneau à l’entrée nous indique
que le fait d’entrer dans la salle implique que nous
renonçons aux droits universels liés à notre apparition dans
les médias.
La soirée est importante pour Scala, la chorale féminine
d’Aarschot, qui se fit remarquer il y a 10 ans par ses
versions pour chorales de chansons rock et qui depuis lors
oeuvre, lentement mais sûrement, à une carrière
internationale.
Après quelques aventures commerciales en France, au Japon et
en Allemagne, Scala travaille aujourd’hui avec une équipe
canadienne pour réaliser une émission pour PBS, un réseau
public de télévision américain. L’opportunité est de taille
: le montage final d’une heure sera diffusé dans tous les
états américains ! Difficile d’estimer le nombre de
téléspectateurs - on parle de cinquante millions - mais pour
la chorale une chose est certaine : c’est maintenant ou
jamais.
Une seule personne ce soir est certaine de son succès,
inhérent à sa tâche. Jo De Clercq connu en Flandre sous le
pseudonyme ‘Jo met de Banjo’ (Banjo Jo) est le chauffeur de
salle de circonstance. Il nous promet une ‘soirée
inoubliable’, nous fait essayer plusieurs sortes
d’applaudissements, nous révèle la présence de plusieurs
petites caméras cachées mobiles en plus des dix caméras
fixes, et appaise les plus nerveux en indiquant qu’on
recommmence tout simplement ce qui n’est pas bon...
‘Ce soir on fait de la télé !'
Le message est bien passé. Tonnerre d’applaudissements
lorsqu’apparaissent Stijn et Steven - montrons aux
Américains combien Scala est populaire ! Steven, l’aîné,
porte sa tenue rock caractéristique, Stijn, le frère cadet,
est habillé plus classique. Dix-neuf filles entrent en
scène, vêtues de belles et multiples nuances de gris. Rien
n’a été laissé au hasard, du vrai travail de professionnels.
Tandis que 'Every breath you take' résonne dans la salle, le
décor du régisseur Olivier Dufour dévoile ses secrets. Un
gigantesque rideau baigne la chorale dans l’ambiance intime
d’une chambre ; des images de film et un éclairage subtil
caressent les jeunes femmes - dont le nombre augmente à
chaque chanson. 'Sea shell' nous permet d’admirer un ballet
aquatique que semblent exécuter les choristes.
Scala est une grande bouffée d’oxygène. Scala est
élémentaire. Les images de terre, d’eau et de vent jouent
pendant toute la soirée un jeu mystérieux avec notre
inconscient et ne laissent personne dans l’incertitude :
cette musique, ce choeur, ces femmes nous purifient.
Les points d’orgue se succèdent. Pour le long soupir qu’est
‘Evigheden’ de Michael Bojesen, une seconde chorale entière
traverse la salle pour former tout d’un coup un ensemble de
60 choristes (âgées de 18 à 33 ans). 'It will never come
back' reçoit un accompagnement très rock qui fait du bien au
morceau. Et l’evergreen 'California dreamin' brille par sa
mélancolie et son interprétation : merveilleux.
Il y a aussi des invités, contrat PBS oblige. La chanteuse
britannique Faryl Smith a quatorze ans, à peine croyable.
Elle a participé à la finale de l’émission Britain's got
talent et on la prépare à une renommée mondiale. Elle
interprète des chansons de Dusty Springfield et de Roberta
Flack comme des airs d’opéra, de manière tout aussi
majestueuse qu’impersonnelle. Sa vie est déjà planifiée pour
plusieurs années.
Le régisseur a trouvé réponse à tout. Le chorale doit bouger
en permanence et même exécuter une belle chorégraphie tout
en chantant 'Black horse and the cherry tree'. L’ajout de
quatre tambours fait de cette chanson un morceau aisé à
retenir et un moment charnière pour Scala.
Les interruptions sont régulières. Banjo Jo se hâte alors
sur la scène pour maintenir l’ambiance. Smith et un chanteur
canadien, Mark Masri, chantent 'Bridge over troubled water':
un choix prudent, où Scala fait figure de tapisserie sonore.
'With or without you' apporte la douce revanche : la chorale
balaie tout simplement le duo de circonstance.
Une heure et demie plus tard le spectacle se termine.
Ovation debout, les Kolacnys sont radieux. Et maintenant, la
réception ? Heu, en fait ce n’est pas terminé. Nous ne
sommes qu’à mi-chemin. Banjo Jo prévoit une pause sanitaire
et demande de revenir rapidement.
Suit ensuite un long périple des nations. Six chansons en
néerlandais pour la VRT. Trois chansons de Pierre Rapsat
pour la RTBF, six pour la télé allemande. Un duo suédois
insignifiant que les frères Kolacny accompagnent avec un
visage impassible - la chorale reste professionnelle en
toute circonstance. Vite réenregistrer 'Nothing else matters',
il y eu un problème de son ! Le public est admirable, pousse
des vivats après chaque morceau et remet même l’ovation
debout.
A la réception, les Kolacnys donnent une impression de
fatigue, mais ils sont emportés dans un tourbillon. C’est
leur instant à eux. En août Scala sera peut-être hot in
America.
« Il faut être réaliste », dit Steven Kolacny. « Une telle
opportunité ne se présentera plus jamais, dans aucun pays. »
Le spectacle sera diffusé par la RTBF le 5 juin sur la Une
et par la VRT sur Eén le 11 juillet.
Le nouvel album 'Circle' sortira le 29 mai. |

Le Soir
Vendredi 6 mars 2009
Musique /
Mercredi au Cirque royal
Rapsat à
la Scala : en or et ensemble
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I- CRITIQUE -
Sacrés Bruxellois, va ! Ils réussissent encore à se faire
remarquer . L’étape, au Cirque royal, de la tournée de
Scala, qui fait le plein (ou presque) partout ailleurs, n’a
rempli que la moitié de la salle mercredi. Et pourtant le
disque de la chorale d’Aarschot consacré aux chansons de
Pierre Rapsat, Dans les yeux d’Aurore, est un vrai succès :
il est disque d’or chez nous, avec plus de dix mille albums
vendus. Un fait exceptionnel en ces temps de crise du disque
et du reste. Comme quoi, les mélodies de Rapsat, près de
sept ans après sa mort, continuent de séduire par leur force
et leur intemporalité.
Il s’agit en plus d’un projet 100 % belge que cette chorale
flamande chantant à Bruxelles les chansons d’un Wallon. A
cela s’ajoute la sympathie naturelle des frères Kolacny
(prononcez colachni), Stijn s’exprimant tellement bien en
français que son frère Steven le charrie en lui disant qu’il
parle « comme un vrai Belge ».
Personnellement, on n’a jamais caché notre aversion pour les
chorales. On n’était donc pas très chaud à l’idée d’entendre
toutes ces « reprises » mais le succès européen des Kolacny
Brothers est tel qu’on ne pouvait passer à côté. Et voilà
que, après près de deux heures de concert, on comprend mieux
pourquoi Scala est considérée comme la meilleure chorale pop
du continent. Le spectacle s’ouvre par un film d’animation
sur un grand écran masquant la chorale avant « C’est
toujours un mystère » suivi d’une dizaine des plus belles
chansons de Pierrot. Rarement a capella finalement, la
chorale a pour elle, non seulement d’être constituée de
charmantes jeunes Flamandes à la voix de cristal, mais
surtout d’être soutenue par un vrai groupe de rock, des
beats électroniques, des arrangements originaux ou
simplement le piano de Steven.
Impossible de résister aux charmes de « Les rêves sont en
nous » ou de « Jardin secret ». Le guitariste de Scala,
Filip Huyghebaert est un admirable interprète de « Un
dimanche en automne », contant le chagrin d’un Belge au
lendemain de la marche blanche.Dédiée à Rapsat, la soirée
n’oublie pas pour autant les « tubes » qui les ont révélés,
comme le « With or without you » de U2 ou le « Creep » de
Radiohead. Ajoutez à cela Amy Winehouse, Mika ou les propres
compos de Steven, et au final vous vous retrouvez avec un
show varié, au visuel soigné et surtout d’une belle
générosité.
En première partie, on eut droit à la bonne surprise d’un
Peter Bultijnk de l’Orchestre du Mouvement Perpétuel, réduit
pour l’occasion à une prestation en solo très convaincante.
THIERRY COLJON |

23
oktober 2007, Publicatie : Het Belang van Limburg
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I... Les deux-mille tickets pour le concert 'live' de Scala
& Kolacny Brothers à Hasselt furent vendus en un rien de
temps. Les heureux n'ont pas déchanté: en effet, Scala a
relégué définitivement son image de 'gentille chorale qui
chante le rock' pour se manifester comme un groupe des plus
professionnels.
La chorale et les choristes présentes ce soir (45 filles de
18 ans et
plus) ont démontré qu'elles ont indubitablement gagné en
maturité.
Traduction libre d'extraits du quotidien Het Belang van
Limburg, 23 octobre 2007. |

Septembre
2005 Flanders67
Les choristes de Scala
conquièrent le monde
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by Bart Steenhaut
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LE SUCCÈS EST
COMME UN AMI DE LONGUE DATE QUI VOUS SURPREND
après des années d’absence : on ne l’attend pas, mais c’est
précisément cela qui rend la rencontre encore plus
chaleureuse. Un sentiment que Scala connaît bien. Depuis
2002, tout fonctionne à merveille pour cette chorale de
jeunes filles de Aarschot (Brabant flamand). La Belgique, la
France et l’Allemagne font déjà partie des régions annexées.
Le Canada et – récemment dans le cadre de l’exposition
universelle - le Japon ont également accueilli les choristes
en tournée, tandis que la Suisse et l’Autriche figureront
aussi au programme de Scala, après la sortie de son dernier
CD. |
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Les frères Stijn et Steven Kolacny sont toujours restés
les moteurs créatifs de la chorale depuis sa création voici
neuf ans maintenant. L’un à la baguette, l’autre au piano.
Ce duo classique à quatre mains a en outre déjà sorti un
nombre respectable
de CD. Mais leur plus grand succès, ils l’ont remporté avec
Scala. Pour la chorale, ils ont réduit des rocks classiques
à leur essence pour en révéler des aspects que personne
auparavant n’avait découverts. L’effet est surprenant.
Phénomène international
En
travaillant de la sorte, la chorale est devenue un phénomène
international dont le répertoire comprend notamment des
oeuvres de Radiohead, Nirvana et Rammstein, des groupes qui
font également partie de ses plus grands fans. Rammstein a
même proposé de reprendre la version de Scala de ‘Engel’ sur
l’un de ses CD, Muse aimerait enregistrer en studio avec les
filles, et la |
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©
Leon Auwers
Steven et
Stijn Kolacny, les moteurs créatifs de la chorale Scala. Sur
pratiquement tout, leurs avis divergent, mais s’il le
fallait, ils se sacrifieraient l’un pour l’autre. |
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super star canadienne Alanis Morissette a récemment ouvert
son concert à Bruxelles avec la version de Scala de ‘21
Things I Want In A Lover’, l’une de ses chansons. Scala a
déjà fait le tour de tous les grands festivals en Flandre,
et les filles ont même chanté avec Hooverphonic en clôture
de Rock Werchter sur le podium principal. Un palmarès à
faire pâlir d’envie plus d’un groupe de pop, mais Steven
Kolacny reste les deux pieds sur terre. “Naturellement,
c’est fantastique d’entendre les réactions positives des
grandes stars sur ce qu’on a fait de leurs oeuvres, mais ce
n’est pas une raison pour se prendre la tête. Dans le passé,
nous avons régulièrement invité des chanteurs connus :
Nicola Sirkis du groupe français Indochine est par exemple
monté sur scène avec nous, tout comme les chanteurs flamands
Stijn Meuris, Jasper Steverlinck et Luc De Vos. Mais notre
objectif est également de faire carrière avec Scala sans ces
petits coups de pouce.”
Et visiblement, ça marche. Un jour, suite à un petit
problème lors d’une session photo pour une tournée en
Allemagne, Stijn a dû être embarqué dans un hôpital local et
le personnel soignant l’a immédiatement reconnu.
Enormément d’argent
Ces tournées à l’étranger nécessitent pas mal de
préparations et bien que les CD de Scala se vendent bien et
que les salles sont souvent remplies, l’argent ne peut être
la motivation principale.
“Avant, Stijn et moi nous nous produisions encore souvent
lors de concerts privés pour remplir les caisses de Scala.
Pour une telle tournée, nous partons facilement avec une
trentaine de filles et désormais nous embarquons également
un quatuor à cordes et un groupe de rock. Croyez-moi, ça
coûte cher. Par conséquent, les filles ne sont pas payées
directement pour leurs spectacles. Mais si nous recevons une
offre pour une tournée au Japon, nous disposons d’une caisse
pour pouvoir payer les billets d’avion et le logement. Car
l’organisateur sur place ne dispose naturellement pas de
moyens pour cela. Nous n’avons pas véritablement de manager.
Stijn et moi essayons autant que possible de prendre en
charge les aspects pratiques de Scala. Même si nous recevons
l’aide de certains membres de notre comité, tous parents de
filles chantant dans Scala. Sans cette aide, il serait
beaucoup plus difficile de concrétiser nos ambitions.”
Ennuyeux? Pas du tout!
Quand on parle de chorale de jeunes, on pense souvent à
quelque chose d’ennuyeux, à des chants religieux moyenâgeux
ou à une discipline presque militaire. Scala prouve que ce
n’est pas forcément vrai. Il faut de la discipline - en
tournée à l’étranger les règles sont strictes : les filles
ne peuvent se promener seules en ville et elles doivent
aller dormir à l’heure convenue. Mais il règne toujours
cette sorte d’agitation qu’on retrouve au marché le matin.
Ca bavarde gaiement et l’ambiance est toujours détendue et
naturelle. Dans le passé, les filles étaient toutes
originaires de la région de Aarschot et ne devaient pas
disposer d’un grand bagage technique. La situation a évolué.
“Aujourd’hui, certaines viennent de Gand pour chaque
répétition. Il n’y a pas de limite d’âge dans Scala, mais
les filles décrochent souvent d’elles-mêmes lorsqu’elles ne
parviennent
plus à combiner le chant avec leurs études ou leur travail.
Exigeant
Les conditions d’admission ont, elles aussi, été revues avec
le temps. “Les filles doivent avoir étudié la solfège,
pouvoir lire une partition et avoir une belle voix. Nous
organisons régulièrement des auditions. Si elles réussissent
les tests, elles doivent encore être acceptées par la
chorale.
Ce dernier point n’est pas toujours évident, et nous n’avons
pas beaucoup d’emprise à ce niveau. Mais si vous voulez
vraiment faire partie de Scala, c’est presque le plus
important.”
Autre détail de taille, il faut également pouvoir supporter
les éternelles chamailleries entre les deux frères. Sur
pratiquement tout, leurs avis divergent. Mais s’il le
fallait, ils se sacrifieraient l’un pour l’autre, ils sont
très complices.
Une fin d’année très chargée
Heureusement, car la fin de l’année risque à nouveau d’être
très chargée, avec d’abord un nouveau CD pour le marché
allemand et ensuite un autre CD pour le reste de l’Europe.
Encore un nouveau chapitre d’une belle histoire.
Article by Bart Steenhaut *.pdf
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Septentrion,
2005 Extraits de l‘article de Peter Vantyghem
“Scala”, une chorale en constante
gestation
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I’m a creep/I’m a weirdo, chantent les soixante filles avec
une légèreté déconcertante, et on entrendrait voler une
mouche dans la salle. I’m so fucking special,
entonnent-elles d’une voix aussi pure que celle d’un
rossignol un matin de printemps.
La chorale porte le nom de Scala, et son histoire est la
partiton la plus originale de ces dernières années en
Flandre. En Belgique, mais aussi en France et en Allemagne,
le public écoute surpris cet ensemble vocal originaire
d’Aarschot (Brabant flamand) qui chante avec tant de
sensibilité. Pas des Lieder de Schubert ou de Bach, mais des
morceaux rock de Nirvana, Muse et Indochine.
...
En décembre 2002, Scala a sorti un premier album, enregistré
à la hâte, qui s’est vendu en Flandre comme des petits pains
et a suscité la curiosité de pas mal de gens. Le CD a
atterri chez des disc-jockeys, des organisateurs et même des
musiciens comme Dave Grohl, qui a fait partie du groupe
Nirvana. Un des fans inattendus, Nicola Sirkis, le chanteur
du groupe français Indochine, a pris contact avec Scala et a
demandé à la chorale de chanter en première partie du
concert d’Indochine à Paris. ...
Bref, Scala n’était plus une chorale, mais un laboratoire ou
s’expérimentaient toutes sortes de nouvelles possibilités
musicales. Les concerts de Scala se composent actuellement
de chansons rock, d’oeuvres contemporaines, de chants
ethniques et même un peu de musique classique. Parfois le
choeur chante seul, parfois accompagné d’un groupe rock,
parfois d’instruments à cordes.
Entre-temps, l’Allemagne s’est réveillée elle aussi. A
Berlin, une radio locale, Radio Fritz, a déniché la version
Scala de Engel (Ange), un morceau du groupe Rammstein. Il
s’en est suivi une semaine Scala, avec un concert à guichets
fermés. ...
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2 mars 2005
Vers L’Avenir
Les choristes de Scala ont fait un
tabac!
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Sold out depuis des semaines, Ie concert de Scala, chorale
flamande composée de jeunes filles, a emballé et fait
chanter Ie public.
La réputation du groupe n’est plus à faire, mais un concert
en Wallonie est suffisamment rare que pour être souligné. En
effet, hormis Liège, Tubize a été la seule ville à
accueillir la chorale flamande.
C’est donc dans' un centre plein á craquer(les organisateurs
avaient même ajouté des sièges) qu’une cinquantaine de
jeunes filles tout de noir vêtues ont enchaîné les tubes de
Muse, Eurythmics, U2 et d'autres.
Dirigées par les frères Steven et Stijn Kolacny depuis huit
ans, elles ont revolutionné Ie monde de la chorale en
mélangeant allègrement la musique rock-pop au classique. Le
résultat est génial et emballant. Des morceaux connus,
réinventés qui poussent les spectateurs à chanter tout
simplement.
Sur scène, la chorale est renforcée d'un quatuor 4 cordes,
de deux percussionnistes et d'un rock band qui permettent
bon nombre de fantaisies, dont un émouvant Bohemian Rhapsody,
une reprise de Queen entièrement jouée aux cordes. Pour la
venue de Scala en pays francophone, les deux frères ont
ajouté deux morceaux en français : Electrastar, d'Indochine,
et le plus surprenant Marilou sous la neige de Serge
Gainsbourg.
En juste retour de cet effort linguistique, Steven, qui
jusque-là s'était contenté de jouer du piano, laissant à son
frangin Stijn, la lourde tâche de charmer Ie public avec son
français approximatif, a souhaité la participation du public
tubizien pour entonner avec la chorale Ie célèbre air
flamand ‘Geef me een kus’ avant d'entamer les deux dernières
chansons du set.
Après Tubize, les filles seront en tournée en Allemagne et
au Japon où elles rempliront des salles bien plus grandes
que celle du centre culturel, preuve que Ie phénomène
choriste se propage bien au-delà de nos frontières. |

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